Le Kenya avec le 500mm Sports par Cédric Dupont

Le Kenya avec le 500mm Sports par Cédric Dupont

Novembre 2018. Après des mois de préparation et d’attente, nous quittons enfin l’aéroport de Francfort en direction du Kenya, plus exactement des plaines et des marais du Masaï Mara. Collaborant avec Sigma et Jama (spécialiste de la photographie naturaliste) depuis un certain temps, ces deux marques ont été associées à ce projet.

Outre mon 150-600 mm Sports qui ne me quitte jamais en raison de sa fiabilité et de sa polyvalence, j’emporte donc deux optiques de choix : un 14-24 mm F2.8 Art et un 500 mm F4 Sports.

Les voyages de ce genre soumettent le matériel à rude épreuve, particulièrement lors du transport. Heureusement, Sigma a conçu un sac renforcé pour le 500mm. Placée à l’intérieur, l’optique se trouve immobilisée par un épais molletonnage. Un espace situé dans la partie supérieure peut même contenir un boîtier. Pratique et rassurant, d’autant plus qu’il peut être porté comme un sac à dos et que son volume me permet de le conserver en cabine.

Veuillez prendre note que certaines photographies affichées dans cet article peuvent heurter la sensibilité des lecteurs.

 

Après de longues heures de vol jusqu’à Nairobi et un trajet éprouvant en 4×4 sur des pistes accidentées, nous atteignons finalement les berges de la rivière Mara. C’est là, dans le camp de Tony Crocetta, que notre groupe de photographes animaliers et de passionnés de la faune africaine va s’établir durant dix jours.

La pause que nous effectuons est de courte durée, le temps de déposer nos bagages dans les tentes, de préparer le matériel et de rapidement nous restaurer. Peu après, nous embarquons dans les 4×4. Conduits par nos guides, nous nous élançons sur les pistes du Masaï Mara.

Pour cette première sortie sur le terrain, j’ai fixé une tête pendulaire Wimberley sur le montant de la portière. Le 500 mm monté sur mon boîtier pouvant y être vissé ou dévissé en un rien de temps, cela me permet de gagner en stabilité sans perdre en réactivité. Ce confort de travail est encore augmenté grâce au collier de pied cranté, qui facilite le basculement de l’horizontale à la verticale de manière extrêmement fluide.

Nous revenons au camp des heures plus tard, les cartes pleines. En dépit de la fatigue accumulée, nous sommes impatients de visionner les photographies sur nos ordinateurs portables et nous investissons la salle de presse. Le 500 mm m’a fait une excellente première impression. J’ai hâte maintenant de voir le résultat sur Lightroom.

Les photographies d’un léopard, prises alors que la lumière avait commencé à décliner, confirment la qualité de cette optique. Son piqué est indéniable, et le bokeh est doux, esthétique. L’auto-focus, testé notamment sur un jabiru juvénile en vol près du sol, n’a pas été pris en défaut. La mise au point s’est maintenue sur l’oiseau en mouvement, sans être perturbée par la végétation ambiante.

Le lendemain, nous nous levons bien avant l’aube pour profiter des premières lumières. Positionnés face au soleil, nous commençons à voir des silhouettes se dessiner sur la ligne d’horizon, comme des ombres chinoises. Ce sont des antilopes qui traversent le paysage et que le 500 mm, installé sur la Wimberley, parvient aisément à saisir.

Utiliser un 500 mm sur une tête pendulaire offre un net confort. Mais même si nos guides excellent, le relief fait qu’il ne leur est pas toujours possible de positionner les 4×4 dans les conditions exactes que l’on souhaiterait. Dans ce cas précis, la Wimberley – qui limite notre champ d’action à un seul côté du véhicule – se transforme en contrainte, et saisir une scène à main levée devient alors la meilleure solution.

A main levée, l’objectif est agréable à utiliser. Son poids, bien réparti, met les muscles à contribution sans être épuisant pour autant. Et sa stabilisation compense efficacement les légers tremblements des avants bras qui finissent par survenir après plusieurs heures d’usage.

Après dix jours passés dans les plaines et les marais du Masaï Mara, il est temps pour nous de revenir en France. Et je dois bien reconnaître que durant toute la durée de ce séjour au Kenya, le 500 mm F/4 Sports n’a cessé de me convaincre de sa qualité. Au final, c’est une optique que je n’hésiterai pas un instant à transporter sur tous les terrains, y compris pour photographier la faune sauvage dans les montagnes du Mercantour.


1 commentaire sur “Le Kenya avec le 500mm Sports par Cédric Dupont”

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    Duval le 16 avril 2019 Répondre

    Magnifique!!

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