Pascal Lumbroso – Les îles Shetland au 500mm F4 SIGMA

10. juillet 2018 Focus 1
Pascal Lumbroso – Les îles Shetland au 500mm F4 SIGMA

Bonjour Pascal et merci d’avoir bien voulu répondre à nos questions. Peux-tu commencer par te présenter à nos lecteurs ?

Bonjour, et merci SIGMA pour la sélection de mes photos en si bonne compagnie sur votre blog. De la banlieue de ma jeunesse jusqu’à la grande entreprise de la région parisienne où je travaille à la conception de matériel d’imagerie médicale, j’ai toujours eu besoin pour mon équilibre de sortir du cadre, de découvrir le monde dans toute sa variété, et de me ressourcer au contact de la nature et des éléments. Cette chance que j’ai, je suis d’autant plus heureux de pouvoir la partager avec ceux qui pour différentes raisons ont moins l’occasion de voyager, et c’est pour cette raison que j’ai laissé de côté il y a près de 20 ans le bon vieux projecteur de diapositives, pour commencer dès les premiers balbutiements du web à partager mes découvertes photographiques sur mon site web (www.round-planet.com). Je prenais alors mes photos avec un bon vieux Coolpix 950, tout fier de ses 2.1 MP. Cela m’a permis en parallèle de développer une compétence en programmation, qui de fil en aiguille m’a amené à devenir administrateur du site indépendant des photographes équipés en Minolta / Sony : www.alphadxd.fr.

Goéland marin
Fou de Bassan
Sterne arctique

Les photos que nous proposons aujourd’hui ont été réalisées avec un 500mm F4 DG OS HSM | Sports en monture Nikon. Qu’est-ce qui t’a amené à choisir cet objectif ?

La star des objectifs pour la photo animalière, c’est le 500mm F4, souvent associé à un TC 1.4.  Il allie le grandissement, la luminosité, et la qualité des bokehs dans un poids qui reste de mon point de vue juste en deçà de la limite à ne pas franchir pour permettre des photos à main levée. D’autre part, Je suis depuis plusieurs années convaincu par les avantages des appareils hybrides, en particulier ceux de la gamme alpha 7 de Sony; vu qu’il n’y a pas d’objectif de cette focale dans cette famille, je me suis décidé pour le Sigma 500mm F4 Sport d’abord pour ses grandes qualités relevées dans la presse photo, ensuite pour son prix très raisonnable par rapport à la concurrence, et enfin parce que Sigma donne la possibilité de changer la monture de l’objectif si il existe dans la monture souhaitée : j’ai fait le pari que Sigma en viendrait rapidement à développer une version FE (Sony) de son 500mm, et qu’alors je pourrai bénéficier d’une optique au top sur un boitier au top. En attendant je l’utilise sur un Nikon D750, qui est bien sur un boitier de très haut niveau et d’utilisation très agréable.

Parle-nous de ce voyage à la rencontre des oiseaux des îles Shetland. Qu’est-ce qui t’a marqué dans ce voyage ? Des difficultés, des coups de cœur à partager avec nos lecteurs ?

Les îles Shetland, c’est d’abord la nature sauvage, le climat rigoureux, et l’abondance de faune du grand nord ; mais c’est aussi la chaleur et la gentillesse caractéristiques des habitants de l’Ecosse ; il est très facile d’y voyager, et pour peu que l’on ne cherche pas un hébergement de luxe, il est simple de se poser à proximité des sites les plus intéressants de l’archipel au niveau ornithologie. Mes trois coups de cœurs y sont l’ile de Noss pour ses Macareux moines, Hernaness pour les Fous de Bassan, et Sumburgh head pour une superbe variété d’oiseaux si proche de l’aéroport – même si malheureusement il semble que le réchauffement climatique est en train de mettre à mal ce site, à cause de la disparition des « sand eels » dont se nourrissent nombre d’oiseaux marins

Huîtrier pie sur un des murs de pierres sèche courants dans les îles
Mouette tridactyle
Grand Labbe sous la pluie
Macareux moine – allez les gars!
Quoi, qu’est-ce qu’elle a ma gueule?
Macareux moine
Macareux moine – au décollage

 

Tu sembles beaucoup voyager. Quelles sont tes autres destinations photographiques favorites ?

Mon pseudo sur les forums est « round-planet » … Je voyage dès que je peux, et j’aime particulièrement les endroits où la nature a réussi à garder ses droits ; je citerais dans les plus belles destinations le Spitzberg et l’Alaska, la Nouvelle-Zélande et la Patagonie, Costa-Rica et Madagascar… mais on peut aussi trouver de très beaux endroits plus près de chez nous, et en particulier le Jura et les Alpes font partie des endroits où je retourne toujours avec autant de plaisir.

Comment réagit l’autofocus du 500mm, et ses grosses et lourdes lentilles sur le terrain ?

Franchement, je trouve l’ensemble Nikon D750 et 500 F4 Sport vraiment agréable à utiliser ; que ce soit en AF continu sur les oiseaux en vol, ou en AF fixe sur un animal au repos, le point se fait rapidement, il n’y a jamais d’aller-retour, et j’ai très peu de déchet. La fiabilité de l’ensemble me permet de me concentrer plus sur le sujet de la photo que sur la technique.

Tu possèdes également le 150-600mm Contemporary, peux-tu nous en dire plus sur cet objectif ? Est-ce qu’il s’agissait à l’époque de ton premier objectif orienté photo nature ?

Le 500mm n’est pas excessivement  lourd, et je peux le porter attaché sur un quick strap pour des randonnées courtes et faciles – disons une heure de marche – comme au Shetlands ou sur l’ile de Kodiak en Alaska. Par contre quand je vais en montagne ou dans des endroits ou l’intendance est plus compliquée, je me limite au 150-600mm Contemporary qui est plus léger et maniable. Cet automne, c’est le 150-600 qui sera du voyage à la rencontre des lémuriens de Madagascar.

Grand Labbe chez les fous
Agneau devant une colonie de fous
Fulmar boréal
Poney des Shetlands
Fou de Bassan
Fou de Bassan
Macareux moine – A l’atterrissage

Quels conseils donnerais-tu à un photographe qui souhaite se lancer dans ce type d’images  ?

Je dirais de toujours privilégier l’émotion par rapport au matériel ; la découverte, l’approche, la joie simplement d’observer la vie sans bouger. Le plus dur pour une bonne photo, c’est d’être au bon endroit au bon moment. Après, le bon matériel, c’est celui qui fait le job, et qui se fait oublier le reste du temps.

Tu es également utilisateur Sony monture E. Nous venons de sortir notre gamme de focales fixes dans cette monture, laquelle aimerais-tu ajouter à ton sac photo ? Si tu avais l’occasion de demander aux ingénieurs japonais de SIGMA l’objectif de tes rêves dans cette monture, à quoi ressemblerait-il ?

2 objectifs me tentent : tout d’abord je voudrais un objectif pour les portraits à mi-distance – le 135mm F1.8, pour lesquels les tests sont excellents, serait certainement un excellent compagnon pour mon voyage à Madagascar, s’il arrive assez tôt. Ensuite j’ai besoin d’un 35mm ouvert, plus pour des scènes de vie, et là c’est le 35mm F1.4 qui m’intéresserait. L’avantage de ces 2 objectifs, c’est qu’ils me semblent avoir une qualité au top, mais un prix plus raisonnable que les objectifs « de marque ». L’excellence accessible !

Quant à ce que j’attend avec impatience des ingénieurs Sigma au Japon, j’en ai déjà parlé plus haut : c’est la sortie du 500mm F4 en version FE, avec un TC 1.4 FE, et compatible avec tous les modes AF de l’alpha 7 v3 (et au passage la sortie du 150-600mm Contemporary en monture FE) A ce moment je testerai le service de changement de monture !

Bonus :

Mon tout premier  essai de vidéo animalière, aussi fait avec le 500mm F4 Sport (à voir en plein écran et HD, pour les amoureux des macareux) :


1 commentaire sur “Pascal Lumbroso – Les îles Shetland au 500mm F4 SIGMA”

  • 1
    Orekaman le 10 juillet 2018 Répondre

    Bravo Pascal, un excellent commentaire qui donne envie de voyager et de s’adonner à sa passion photographique. Superbe photos.

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