Guillaume Bily : Océan, un projet avec les téléobjectifs SIGMA

24. avril 2018 Focus 2
Guillaume Bily : Océan, un projet avec les téléobjectifs SIGMA

Voilà maintenant quelques années que nous connaissons Guillaume. D’abord voisins sur de nombreux festivals photos, lui exposant ses images, nous nos boîtiers et objectifs, sa passion pour la photographie et la facilité qu’il a d’échanger sur ses voyages et travaux ont fait le reste et c’est désormais avec assiduité et grand plaisir que nous le suivons sur les explorations photographiques qui l’amènent à parcourir l’Europe. Le temps d’une interview, il a bien voulu nous en dire plus sur sa photo, ses projets et son utilisation des téléobjectifs SIGMA.

 

Bonjour Guillaume. Commençons par la traditionnelle présentation. Qui es-tu et comment es-tu venu à la photographie ?

J’ai commencé la photographie quand j’étais très jeune, essayant de copier mon père qui a pris beaucoup de photos lors de nos voyages en Europe. C’est rapidement devenu une passion et j’ai décidé d’étudier la photographie quand j’avais 15 ans. J’ai étudié pendant quatre ans à l’école Etienne-Jules Marey près de Paris. J’ai eu la chance d’avoir des parents qui ont beaucoup voyagé et qui sont passionnés par la nature. Au début, j’ai pris beaucoup de photos dans la rue (principalement des photos en noir et blanc), essayant de copier de grands photographes, mais la photographie de paysage et de faune est devenue de plus en plus importante dans mon travail. A l’âge de 18 ans, je continue à étudier à l’université (cinéma et théâtre) et je suis entré dans l’agence BIOS, spécialisée dans la photographie de la nature, et cela m’a permis de comprendre les exigences professionnelles. Puis, année après année, de voyage en voyage, j’ai essayé de construire ma vision personnelle de la nature à travers mes images.

Quels objectifs SIGMA as-tu utilisé pour cette série que tu nous présentes aujourd’hui ?

Pour la série “Océan”, j’ai utilisé le nouveau 500mm f/4 Sports qui a été un vrai atout pour la photographie animalière dans des conditions difficiles (les photographies d’oiseaux dans la tempête par exemple), le 150-600mm f/5-6,3 Sports qui permet de trouver des compositions intéressantes grâce à son amplitude et le 100-400  f/5-6,3 Contemporary que j’ai beaucoup utilisé en kayak et qui est impressionnant de légereté.


Tes images, depuis tes débuts, sont empreintes d’onirisme. Quelles sont tes influences, aussi bien photographiques, qu’humaines ou culturelles ?

Mes influences ne sont pas seulement photographiques. Je me sens beaucoup plus influencé par la peinture et le cinéma.
Mes principales influences photographiques ne viennent pas seulement des photographes de « nature », car j’ai appris beaucoup du travail des pictorialistes, mais aussi des images de Manuel Alvarez Bravo, Friedlander, Avedon … des photographes qui ont une vraie rigueur dans leur approche. Ansel Adams, Sebastiao Salgado, Marc Riboud et James Nachtwey parce que pour eux, le travail du photographe ne s’arrête pas lorsque la photo est prise, le processus d’impression est aussi un moyen de créer, une continuité dans le processus créatif . Ces photographes savent donner du sens à leurs œuvres avec leur propre sensibilité. Bien sûr, le travail de photographes nature qui font ressortir dans leurs images une vision personnelle et leurs sensibilités comme l’a fait Michio Hoshino et maintenant Vincent Munier et beaucoup d’autres photographes de grand talent, m’influencent et m’inspirent beaucoup aujourd’hui.


La série que tu nous présentes ici présente un ratio assez inhabituelle de 20/9. Qu’est-ce qui a déterminé ce choix ?

Le format panoramique est un format que j’aime beaucoup et que j’utilise depuis longtemps. En argentique j’utilisais un Horizon 202 qui avait un format 24×52. En étudiant le cinéma, le format CineScope 2:35 m’a fait redécouvrir les possibilités incroyables de composition qu’on pouvait avoir dans un format panoramique. Et puis un jour, pour la préparation d’une de mes premières expositions sur l’Islande, j’ai décidé de me fixer un format (1:2,2) et depuis je n’utilise que celui-ci.  


Est-ce que cette série d’image et le sujet récurrent de l’oiseau dans le paysage racontent une histoire ?

C’est en quelque sorte l’histoire de l’océan ou plutôt certaines de ses histoires. “ Si majestueux, si redoutable et pourtant si fragile, l’océan écrit chaque jour, au rythme de ses flots, une nouvelle histoire”, ce sont ces différentes histoires que j’essaye de raconter à travers cette série et ce livre (citation).

Depuis toujours fasciné par la mer, cette série a été construite lentement au fil des ans à travers de nombreux voyages qui m’ont fait voyager vers les côtes de Bretagne, d’Ecosse, d’Islande et des îles Shetland. « Le doux chuchotement des vagues glissant sur le sable quand, au crépuscule, leurs nuances bleuâtres se mêlent à celles du ciel » de Bretagne, aux tempêtes des Shetlands quand les vagues « s’écrasent contre les roches sombres, dans un air saturé d’embruns « . Avec cette série d’images, j’ai surtout essayé de capturer les innombrables humeurs de l’océan.


Quels sont tes lieux préférés pour photographier ?

Pour le moment mon endroit préféré en Europe reste la Scandinavie. C’est une région que je connais bien parce que j’ai eu la chance d’y voyager quand j’étais très jeune. Depuis, j’y suis retourné presque tout les ans et souvent seul pour une période d’un mois minimum. C’est une région que j’aime pour la diversité des paysages, intactes et où le terme « sauvage » est une réalité, mais aussi parce que c’est un pays où la mer rencontre la montagne (deux domaines que j’aime particulièrement), c’est unique en Europe. La Finlande pour les lacs et la forêt, la Suède pour ses grandes forêts sous les montagnes et la Norvège où les montagnes atteignent la mer.

Merci à Guillaume d’avoir bien voulu nous en dire un peu plus sur sa photo et l’envers. Retrouvez toutes ces séries, son actualité ainsi que des tirages d’art et ses différents ouvrages publiés sur son site web.

La série Océan sera visible jusqu’au 13 mai 2018 à la galerie BlinPlusBlin de Montfort l’Amaury puis à Paris sur le second site du galeriste.


2 commentaires sur “Guillaume Bily : Océan, un projet avec les téléobjectifs SIGMA”

  • 1
    Tisseau le 1 mai 2018 Répondre

    Les photos sont magnifiques ! Et le photographe très sympathique !

    • 2
      SIGMA FRANCE le 2 mai 2018 Répondre

      Merci pour votre commentaire ! C’est vrai qu’en plus d’être talentueux c’est toujours un plaisir de discuter avec lui 😉 Bonnes photos et à bientôt !

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