En Islande avec Pierre Destribats et le 14-24mm F2.8 DG HSM | Art

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Un nouvel article après mon voyage en Islande à l’automne 2020 alors que les restrictions et autres confinements fleurissaient de partout. Un voyage exceptionnel à plus d’un titre et surtout un grand bol de liberté, accompagné de mon 14-24mm F2.8 DG HSM | Art qui n’a pas failli dans la tourmente islandaise. Retour sur un voyage dans un pays vidé de ses touristes.

Voyager ? Jusqu’en Islande ? Et malgré toutes les restrictions ? Cela peut paraitre improbable aux premiers abords et pourtant nous l’avons fait. Accompagné de mon acolyte Check My Dream, nous avons donc organisé notre premier voyage en Islande sous l’ère covidienne avec notre agence de voyage.

On comprend aisément que l’afflux de touristes là-bas, comme partout finalement, fut quasiment stoppé… une catastrophe pour le secteur du tourisme là-bas, certainement un soulagement pour certains islandais qui commençaient à faire grise mine face à cet afflux. Et les photographes come nous dans cette histoire ? Heureux comme Scrat au paradis de la noisette !

Sur la photo-ci-dessous, lors d’une soirée (et nuit) mémorable brassée par les vents solaires, nous nous sommes rendus au très célèbre spot du Kirkjufell : habituellement, le parking est plein, les photographes sont là par dizaines, impossible de faire une photo potable, bref un endroit qui ne donnait même plus envie d’y aller… mais ce soir-là, seulement 3 personnes sont là, le parking est vide, certaines de nos participantes ne connaissent pas encore bien l’Islande et on leur explique à quel point ceci est exceptionnel. Nous arrivons sur le spot alors que les nuages sont très nombreux puis, petit à petit, les aurores prennent le dessus, les nuages s’effacent, la lune nous éclaire et mon Sigma s’affaire…

Les bonnes soirées, tu les reconnais par leur longueur : elles peuvent commencer à la nuit tombée et se finir au petit matin ! Nous étions quand même loin d’une activité solaire extraordinaire mais l’activité est restée modérée jusqu’à notre coucher (au moins !) à 4h du matin. Ce qui est génial lors de ces soirées, c’est que tu peux aller sur plusieurs spots tenter ta chance et c’est bien ce qu’il s’est passé ce soir-là. Nous avons terminé près de la célèbre église noire de Budir sur la côte sud de Snaefellsnes. Même après 45min de route, le ballet continuait toujours au-dessus de nos faces joyeuses. On a même eu droit à des aurores pulsatiles !

Notre première semaine en Islande, nous sommes donc restés relativement proches de notre lieu de confinement : notre devoir était de ne croiser personne, de ne pas aller dans des lieux publics, de maintenir la distanciation sociale si nécessaire… autant vous dire que la tâche fut simplifiée. Nous enchainons les spots mais toujours nous sommes seuls, seuls au lever et au coucher du soleil, seuls dans le vent et la pluie, seuls dans la nuit.

Le matin du départ vers la côte sud, alors que la veille nous recevons tous le SMS de la liberté (seconds tests négatifs pour tout le groupe !), Nico remarque quelques premières lueurs pas inintéressantes dans un ciel encore très sombre. La nuit finit sa tournée, un voile couvre le ciel mais l’horizon lointain parait plus dégagé vers le soleil qui ne va pas tarder à se montrer… Changement de programme ! La route attendra, on part shooter sur la côte, près de l’arche. A notre arrivée, le pari matinal semble gagné : le voile est toujours en place mais commence à se teinter plus intensément, tout le monde se met en place.

Le range du 14-24mm n’est pas de trop et je tire profit du plus grand angle afin de mettre en valeur ce ciel majestueux et l’arche volcanique en contrebas.

Le soleil n’apparait pas encore mais les couleurs s’intensifient, à tel point que les premiers reflets s’invitent sur les galets de basalte en contrebas. Sans perdre de temps, je me déplace en contrebas pour mieux apprécier le spectacle. Le soleil pointe enfin ses premiers rayons qui pénètrent l’arche basaltiques pour finir par éclairer mon premier plan… quel moment inoubliable !

Ce séjour en Islande a aussi été synonyme de mauvais temps, de vents forts et de pluie régulière, bref une météo des plus normales sur cette île. Un des meilleurs endroits pour apprécier le déchainement des éléments c’est bien la côte : le vent y est plus fort et vous avez l’océan face à vous, envoyant ses déferlantes à l’assaut, sans arrêt. Seules les mouettes ont l’air d’apprécier ce terrain de jeu et virevoltent dans les rafales.

Un soir, alors que tout devenait sombre, on s’est approché d’un point de vue que l’on connaissait bien, souvent en proie aux vagues. Et en effet… encore à quelques dizaines de mètres, des gerbes d’eau explosaient par-dessus les falaises, le tout dans un vacarme assourdissant une fois rendu tout près.

J’ai ainsi pu confirmer que mon Sigma 14-24 était bien tropicalisé, entre les embruns nous humidifiant et la pluie qui commençait à tomber. J’ai essayé une version en noir et blanc sur cette image, l’ambiance y ajoutant un côté dramatique.

Une autre fois, sur la péninsule de Reykjanes, les vagues étaient toujours de la partie mais avec une météo enfin plus apaisée ; qu’il est bon de pouvoir souffler un peu et de se reposer l’esprit.

Le spot a déjà été photographié par le passé mais après coup je remarque quelque chose : il n’y avait pas qu’un pic rocheux au départ, mais plutôt trois ! Difficile de dire quand s’est passé cette casse géologique mais visiblement c’est assez récent. Cela dit, quand vous restez quelques heures sur place, à regarder avec quelle force se brisent les vagues sur la roche, cela n’est guère étonnant.

Un autre endroit d’Islande où nous avons bien compris à quel point cette période était exceptionnelle c’est au Jökulsárlón. Que ce soit au niveau du lagon ou de la célèbre plage « Diamond beach », il n’y avait personne. On est revenu à l’Islande des années 2000, les infrastructures en plus.

Cette plage de sable noir est un terrain de jeu éternel, à chaque marée basse, le lagon se vide des morceaux de glace accumulés puis les vagues les ramènent jusqu’à la plage. Les plus petits fondent le temps d’une marée, certains gros comme des icebergs peuvent rester plusieurs jours avant que les éléments ne les fassent disparaitre à jamais.

Ici, peu importe la focale utilisée, vous trouverez toujours une nouvelle façon d’aborder le sujet. Avec le Sigma 14-24, j’ai préféré m’amuser à faire des micros poses logues (ici 1/8 sec) pour montrer le mouvement de l’eau tout en figeant la glace. L’exercice peut paraitre simple quand on regarde les photos après coup et pourtant…les vagues sont souvent ingrates et vous assurent presque toujours de finir les pieds mouillés (même en bottes) et la fameuse glace n’est pas si immobile que cela. Un exercice de persévérance mais dont le résultat vaut assurément le coup.

De la glace, nous en n’avons pas vu uniquement sur la plage…en effet, lors de notre voyage photo, on avait prévu l’excursion dans une cave de glace. Ces curiosités géologiques sont aussi magnifique d’éphémère. Cela part souvent par l’infiltration de l’eau dans le glacier, puis d’une rivière souterraine, le tout aidé par le vent. Difficile de prédire où se forent ces cavités mais quand vous en trouvez une, vous savez que cela évolue rapidement. Généralement, en quelques années elles disparaissent tandis que d’autres se créent ailleurs.

A l’intérieur c’est à peine croyable de voir cet édifice, cette cathédrale glacée avec toutes ces teintes de bleu. L’humidité est omniprésente, la glace suinte de partout, cela goute, cela vous trempe, mais le jeu en vaut largement la chandelle.

Pour finir, ce dernier endroit de l’île, encore bien connu, que nous avons visité une première fois avec le groupe. Malheureusement, entre la veille et le lendemain matin, la météo fut des plus terribles avec en prime aucune visibilité…c’est aussi ça le jeu en photo, parfois ça paye, parfois non, il faut alors y rester un moment dans la mesure du possible.

La seconde fois, nous y sommes revenus pour le coucher de soleil avec Nico et là tout était différent ! C’est fou comme la lumière fait finalement beaucoup de chose en photo de paysage. C’est sur qu’il faut un paysage fort pour la base mais parfois sans lumière, vous ne sortirez rien d’un lieu. Et lumière ne signifie pas forcément un grand soleil rasant, c’est un tout, parfois une timide éclaircie dans un ciel très sombre vous donne une ambiance épique qu’il vous faudra ensuite retranscrire en photo.

Ce spot là est vraiment intéressant car le massif en face est très photogénique et le premier plan est constitué d’une vaste plage de sable noire, recouverte par l’eau suivant les marées et jonchée par des buttes de sable enherbées. Bref de quoi passer de longues heures dans cet univers si singulier !

En parcourant la plage, j’ai fini par remarquer ces textures originales sur le sable. Des coquillages laissées là par la marée ont fini par accumuler du sable contre eux avec les vents forts battant la plage. Avec la lumière rasante du coucher de soleil, on pourrait jurer que ce sont uniquement des ombres portées mais non ce sont bien des accumulations de sable. J’ai testé plusieurs focales mais c’est finalement le 24mm de mon Sigma 14-24 car il me permettait une meilleure profondeur de champs sur cette image contrairement au 50mm qui écrasait déjà trop. Son piqué exceptionnel a fait le reste.

Un voyage photo en Islande exceptionnel à plus d’un titre et tout porte à croire que ce virus va être de la partie encore un moment…saurons-nous vivre avec et pourrons-nous ainsi continuer à voyager ? Quitte à repenser l’idée du voyage ? Cela sera la problématique des prochaines années.

A propos de l’auteur :

Site internet : www.pierredestribats.com

FB : https://www.facebook.com/PierreDestribatsPhoto

IG : https://www.instagram.com/pierredestribatsphotography/

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Son matériel
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